sam. Juil 18th, 2026

La tension monte au sein des anciens députés nationaux de la législature 2018-2023. Plus de 350 députés honoraires, rejoints par 150 députés réélus, réclament le paiement du reliquat de 75 % de leur OPI (Ordre de Paiement Irrévocable), dont une partie avait été versée par le Gouvernement le 1er novembre 2025.

Estimant que leurs revendications tardent à être satisfaites, les élus dénoncent ce qu’ils qualifient de promesses non tenues du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, malgré plusieurs engagements publics pris devant les deux chambres du Parlement.

Selon les députés concernés, le ministre s’était engagé, lors de son intervention devant l’Assemblée nationale le 19 novembre 2025, à programmer les paiements le 27 novembre avant de procéder à leur exécution le 28 novembre 2025. Un calendrier qui, selon eux, n’a jamais été respecté.

Les mêmes sources rappellent qu’à l’occasion de la question orale avec débat organisée au Sénat le 8 mai 2026, à l’initiative du sénateur Anicet Babanga, le ministre des Finances avait une nouvelle fois assuré que le reliquat de l’OPI serait entièrement soldé avant la fin du mois de mai 2026.

Plus d’un mois après cette échéance, les députés honoraires affirment n’avoir constaté aucune évolution significative de leur dossier. Ils dénoncent une situation qui alimente frustration et incompréhension parmi les bénéficiaires.

Pour ces anciens élus, il ne s’agit pas d’une nouvelle revendication financière, mais simplement du paiement du solde des 75 % de leur OPI, déjà reconnu par l’État et partiellement exécuté en novembre 2025.

Déterminés à obtenir satisfaction, les députés honoraires annoncent un sit-in le lundi 29 juin 2026, au Centre financier de Kinshasa, à partir de 12 heures, afin d’interpeller le Gouvernement sur le respect de ses engagements.

À travers cette mobilisation, ils demandent au ministre des Finances de fixer un calendrier clair et définitif pour le règlement de leurs arriérés, estimant que le respect de la parole de l’État constitue un impératif de crédibilité institutionnelle.

Michel Kasanga

By PR

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