mar. Juin 2nd, 2026

L’Honorable Bushabu Bope, député national, hausse le ton sur plusieurs dossiers qu’il considère comme sensibles pour la préservation des intérêts de l’État congolais. À travers une série d’interpellations adressées au ministre de l’Aménagement du Territoire, ancien ministre du Portefeuille, l’élu entend obtenir des éclaircissements sur la situation de Plantations et Huileries du Congo (PHC SA) ainsi que sur la gestion de la Société Nationale des Semences (SENASEM).

Au centre des préoccupations du député figure notamment le dossier de PHC SA, société dans laquelle l’État congolais détenait 23 % des parts sociales. Selon les informations évoquées par l’élu, certaines décisions prises dans le passé auraient eu pour conséquence d’affaiblir, voire de réduire considérablement, la position de l’État dans la gestion de cette entreprise considérée comme stratégique.

Face à cette situation, l’Honorable Bushabu Bope s’interroge sur les motivations ayant conduit à la convocation des états généraux autour de ce dossier alors que, selon ses préoccupations, la participation effective de l’État au sein de la société soulève encore des interrogations.

« La représentation nationale est surprise de constater que l’État semble ne plus peser suffisamment dans la gestion d’une société où il détenait pourtant une participation sociale importante », fait-il observer, estimant que la nation mérite des réponses claires sur l’évolution de ce patrimoine public.

C’est dans cette optique qu’une question orale avec débat a été adressée au ministre concerné. Pour le député, le fait que ce dernier n’occupe plus le portefeuille ministériel concerné ne saurait effacer les responsabilités liées aux actes posés durant son mandat.

L’élu rappelle ainsi que le contrôle parlementaire constitue une mission essentielle de l’Assemblée nationale et qu’aucune zone d’ombre ne doit subsister lorsqu’il s’agit de la gestion des intérêts publics.

Au-delà du dossier PHC SA, l’Honorable Bushabu Bope attire également l’attention sur la situation de la Société Nationale des Semences (SENASEM). Selon lui, de nombreuses préoccupations remontent régulièrement des électeurs, particulièrement en lien avec des recrutements présumés irréguliers et des affectations jugées peu conformes aux exigences techniques de l’entreprise.

Des engagements remontant parfois à plusieurs années seraient ainsi pointés du doigt, avec des interrogations sur la transparence des procédures et l’adéquation entre les profils recrutés et les fonctions exercées.

Pour le député national, ces préoccupations ne peuvent être accueillies avec « léthargie ou négligence ». Il défend au contraire une approche fondée sur la responsabilité institutionnelle et le devoir de redevabilité.

L’Honorable Bushabu Bope insiste également sur le rôle du Parlement dans l’assainissement de la gestion publique. Il estime que la législature actuelle se distingue par un engagement soutenu en matière de contrôle parlementaire et de production législative, avec plusieurs dossiers majeurs en cours d’examen.

Tout en précisant ne nourrir aucune intention malveillante envers les personnes concernées, le député affirme que son initiative vise avant tout à faire éclater la vérité et à garantir une gestion conforme aux intérêts supérieurs de la nation.

À travers cette démarche, l’Honorable Bushabu Bope réaffirme ainsi sa volonté de voir les institutions jouer pleinement leur rôle afin que toute décision engageant le patrimoine public fasse l’objet d’un contrôle rigoureux et transparent.

Michel Kasanga

By PR

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