mar. Juin 2nd, 2026

Le dossier relatif au désengagement de l’État congolais du capital de la société Plantations et Huileries du Congo (PHC S.A.) continue de susciter des interrogations au sein des institutions. Dans une correspondance datée du 11 avril 2026, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a sollicité des explications auprès du ministre de l’Aménagement du Territoire, Jean-Lucien Bussa, au sujet de son implication présumée dans ce processus controversé, selon des informations relayées par plusieurs sources médiatiques.

D’après cette correspondance, dont le contenu a été évoqué dans la presse, la cheffe du Gouvernement cherche à obtenir des clarifications sur les conditions dans lesquelles s’est déroulée la cession des parts de l’État dans PHC S.A., une opération que certains acteurs jugent opaque et nécessitant un examen approfondi.

Cette démarche intervient quelques jours après le dépôt d’une plainte à l’Assemblée nationale mettant en cause l’ancien ministre du Portefeuille, aujourd’hui en charge de l’Aménagement du Territoire. Les auteurs de cette plainte soupçonnent un désengagement opéré dans des conditions manquant de transparence et appellent à faire toute la lumière sur ce dossier.

Face à ces accusations, le cabinet de Jean-Lucien Bussa a rejeté en bloc toute irrégularité. Dans sa réaction, l’entourage du ministre affirme que le processus de désengagement s’est déroulé « dans le strict respect des textes légaux et réglementaires », dénonçant des allégations qu’il qualifie d’« infondées ».

La mise en copie du ministre de la Justice dans cette correspondance gouvernementale alimente toutefois les spéculations autour d’une possible évolution judiciaire du dossier. À ce stade, aucune décision officielle ni procédure judiciaire n’a été annoncée contre Jean-Lucien Bussa.

Le dossier PHC S.A., qui touche à la gestion des actifs stratégiques de l’État, pourrait ainsi prendre une dimension politique et judiciaire majeure si les investigations venaient à établir d’éventuelles responsabilités.

En attendant d’éventuelles conclusions officielles, l’affaire demeure suivie de près tant par l’opinion publique que par les milieux politiques et économiques.

Rédaction

By PR

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