Le député national Serkas Kasanda Kadiesa, élu de Miabi, a saisi le Vice-Premier ministre en charge du Budget d’une question orale avec débat portant sur l’impact réel des fonds publics décaissés dans le cadre de l’exécution des budgets de l’État.
À travers cette initiative parlementaire, l’élu entend obtenir des explications sur la multiplication des lois de finances rectificatives adoptées entre 2023 et 2026 ainsi que sur les mécanismes mis en place par le Gouvernement pour évaluer l’efficacité des dépenses publiques.
Dans sa démarche, Serkas Kasanda souligne que des ressources importantes ont été mobilisées pour financer plusieurs projets d’infrastructures, notamment à Kinshasa. Cependant, il constate que les problèmes de mobilité urbaine demeurent, avec des embouteillages persistants, des routes dégradées et des quartiers confrontés à d’importants déficits d’aménagement.
L’élu de Miabi cite également plusieurs projets réalisés au Kasaï Oriental, notamment DAIPEN, NKUADI et le barrage voltaïque de Tshipuka. Il souhaite connaître les résultats concrets de ces investissements ainsi que leur impact sur les conditions de vie des populations bénéficiaires.
Pour le député national, le contrôle parlementaire ne se limite pas à l’adoption des budgets. Il implique également une évaluation de l’utilisation des ressources publiques et une vérification de l’effectivité des résultats annoncés par l’Exécutif.
À travers cette question orale avec débat, Serkas Kasanda appelle le Gouvernement à faire preuve de davantage de redevabilité et de transparence dans la gestion des finances publiques, estimant que les citoyens sont en droit de connaître les effets réels des fonds engagés par l’État pour le développement du pays.
Cette interpellation devrait permettre au Gouvernement d’apporter des précisions sur le suivi des projets financés par le budget national et sur l’évaluation de leur impact socio-économique.