mer. Juin 17th, 2026

Une nouvelle initiative législative portée par l’Honorable Professeur Luwansangu Muheta Paul Delacroix, député national, propose la création du Fonds Souverain de la République Démocratique du Congo (FSRDC), un instrument stratégique visant à renforcer la souveraineté économique et financière du pays tout en garantissant une meilleure valorisation des richesses nationales.

Selon l’exposé de cette proposition de loi, le futur Fonds souverain aura pour vocation de mobiliser, gérer et investir des capitaux à long terme dans des secteurs clés tels que les infrastructures, l’industrialisation, l’innovation technologique ainsi que les domaines à fort potentiel de croissance. L’objectif est de soutenir durablement le développement national tout en réduisant la dépendance de l’économie congolaise à l’exploitation des matières premières.

Le texte prévoit également la constitution d’une réserve financière nationale destinée à préserver une partie des ressources du pays au profit des générations futures. Cette approche s’inscrit dans une logique de gestion responsable des revenus issus des ressources naturelles, en particulier dans un contexte marqué par la volatilité des marchés internationaux.

Au-delà de sa mission d’investissement, le FSRDC jouera un rôle de stabilisation budgétaire. Il permettra à l’État de disposer d’un mécanisme capable d’atténuer les effets des crises économiques et des fluctuations des recettes provenant du secteur extractif, contribuant ainsi à une meilleure résilience des finances publiques.

La proposition de loi prévoit que le Fonds souverain soit constitué sous la forme d’une société anonyme à capitaux publics, détenue à 100 % par l’État congolais, tout en bénéficiant d’une autonomie financière et opérationnelle. Ses ressources seraient alimentées notamment par les revenus de ses investissements, certains fonds publics existants, une partie des ressources des caisses de sécurité sociale ainsi que les superprofits miniers reversés à l’État.

Afin de garantir une gestion efficace et crédible, le texte met l’accent sur une gouvernance moderne reposant sur l’indépendance du conseil d’administration, la compétence des dirigeants et le respect des Principes de Santiago, standards internationaux applicables aux fonds souverains.

Le FSRDC pourra investir aussi bien sur le territoire national qu’à l’international afin de diversifier ses placements, attirer davantage de capitaux étrangers et optimiser les rendements de ses actifs. La proposition de loi instaure également des mécanismes rigoureux de transparence, d’audit, de contrôle parlementaire et de reddition des comptes afin d’assurer une gestion exemplaire du patrimoine national.

À travers cette initiative, l’Honorable Professeur Luwansangu Muheta Paul Delacroix entend doter la République Démocratique du Congo d’un outil financier stratégique capable de transformer les richesses naturelles du pays en leviers durables de développement, de prospérité et de stabilité économique.

Michel Kasanga

By PR

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *