Le Député national Bushabu Bope est revenu à la charge dans le dossier PHC après le démenti publié par la direction de cette société à la suite de sa question orale avec débat adressée au Gouvernement.
Dans une réaction rendue publique ce 30 mai 2026 à Kinshasa, l’élu de Mweka dans la Province du Kasaï rappelle que sa démarche s’inscrit dans le cadre du contrôle parlementaire et vise avant tout à défendre les intérêts de la population ainsi qu’à exiger davantage de transparence dans la gestion des ressources nationales.
« En tant que parlementaire, j’ai accompli ma part : celle de porter la voix du peuple et d’exiger la transparence sur la gestion de nos ressources et le respect des droits de nos populations », a déclaré l’élu national.
L’initiateur de la question orale avec débat estime par ailleurs que la lettre rendue publique par la Première ministre apporte déjà des éléments suffisamment clairs pour éclairer l’opinion nationale et les députés sur cette affaire.
« La lettre de Son Excellence Madame la Première ministre éclaire déjà suffisamment la religion des députés et de l’opinion nationale sur cette affaire. Elle pose des faits que nul ne peut ignorer », a soutenu Bushabu Bope.

Dans un ton ferme, le Député national s’interroge également sur la posture adoptée par la société PHC, qu’il accuse implicitement de vouloir se substituer au Gouvernement dans la gestion politique du dossier.
« La société PHC est-elle aussi politicienne pour se substituer au Gouvernement et répondre à la place de l’Exécutif ? », s’est-il interrogé.
Pour Bushabu Bope, il revient exclusivement au Gouvernement de la République de répondre devant la Représentation nationale au sujet des préoccupations soulevées dans sa démarche parlementaire.
« Ma question s’adressait au Gouvernement de la République, pas à une entreprise privée. C’est donc au Gouvernement, et à lui seul, de venir éclairer la Représentation nationale lors du débat en plénière », a-t-il insisté.
Déterminé à poursuivre son action, le député national prévient que le contrôle parlementaire ne saurait être freiné par des communiqués ou des prises de position extérieures au débat institutionnel.
« Le contrôle parlementaire ne s’arrêtera pas aux communiqués. Le peuple attend des réponses, pas des démentis », a conclu l’honorable Bushabu Bope.
Cette sortie médiatique relance davantage l’attention autour du dossier PHC, devenu au fil des semaines un sujet de débat politique et institutionnel au sein de l’opinion publique congolaise.
Rédaction