jeu. Avr 30th, 2026

L’examen de la motion de défiance initiée contre le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, continue de susciter des remous au sein de l’Assemblée nationale. Lors de la plénière de ce jeudi au Palais du Peuple, le député national Dhedhe Mupasa a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « vice de procédure » dans le traitement de cette initiative parlementaire.

Prenant la parole après l’exposé de l’Honorable Lady, auteur de la motion, ainsi qu’après la motion d’incidence de l’Honorable Garry Sakata tendant à l’irrecevabilité, l’élu a critiqué la conduite des débats par le Bureau de l’Assemblée nationale.

Selon lui, la procédure parlementaire impose, après la présentation des griefs formulés contre un membre du gouvernement, que celui-ci soit immédiatement invité à présenter ses moyens de défense. Une exigence qui, a-t-il souligné, relève du respect du principe fondamental du contradictoire.

« Après l’exposé des griefs contre le VPM, la procédure parlementaire exige que la parole lui soit donnée pour présenter ses moyens de défense. C’est le principe du contradictoire. Or, le Bureau n’a pas respecté cette étape cruciale », a-t-il déclaré devant la presse.

Le député a également regretté que le Vice-Premier ministre Jacquemain Shabani ait quitté l’hémicycle sans avoir eu l’occasion de s’exprimer devant la représentation nationale.

Pour Dhedhe Mupasa, cette situation prive non seulement l’intéressé de son droit à la défense, mais empêche également les élus ainsi que l’opinion publique d’entendre ses explications sur la situation sécuritaire, au cœur des griefs soulevés dans la motion.

« On ne peut pas déclarer une motion irrecevable en piétinant les droits de la défense », a-t-il martelé, appelant le Bureau de la chambre basse à se conformer strictement aux exigences de la procédure parlementaire.

L’élu plaide ainsi pour le rappel en plénière de Jacquemain Shabani, afin de lui permettre d’exercer pleinement son droit de réponse avant toute décision sur la recevabilité ou le fond de la motion.

Cette intervention relance le débat sur le respect des règles de procédure dans le contrôle parlementaire de l’action gouvernementale, dans un contexte où les questions sécuritaires demeurent au centre des préoccupations nationales.

Michel Kasanga

By PR

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