À l’occasion de la Journée internationale des femmes rurales, célébrée le 15 octobre, la députée nationale Colette Lukamata Mpongo a rendu hommage aux femmes du territoire de Feshi, dans la province du Kwango. Elle a pris trois engagements majeurs en faveur de leur autonomisation économique, de la protection de leurs terres et de l’amélioration des infrastructures agricoles.
À Feshi, Kobo, Mukoso, Maziamo et dans les autres villages du territoire, les femmes rurales constituent un maillon essentiel de la sécurité alimentaire et de l’économie locale. Pourtant, malgré leur contribution à la production agricole et à la subsistance des ménages, elles restent confrontées à de nombreuses difficultés. C’est le constat dressé par l’honorable Colette Lukamata Mpongo dans son message officiel publié à l’occasion de cette journée internationale.
Rendant hommage à ces femmes qui travaillent quotidiennement dans les champs, transforment les produits agricoles et assurent l’alimentation des familles, l’élue nationale de Feshi a dénoncé les obstacles qui freinent leur épanouissement : l’insuffisance des routes de desserte agricole, les difficultés d’accès au crédit, le manque d’infrastructures sanitaires et scolaires, l’éloignement des points d’eau ainsi que les violences et l’insécurité foncière.
Pour la députée, ces difficultés ne doivent pas être considérées comme une fatalité, mais comme des défis auxquels les pouvoirs publics doivent apporter des réponses concrètes.
Trois engagements pour changer le quotidien des femmes rurales
Dans son message, Colette Lukamata a décliné trois axes d’action. Sur le plan législatif, elle entend poursuivre son plaidoyer en faveur de la protection des terres des femmes et de l’amélioration de leur accès au microcrédit agricole, notamment à travers les mécanismes de financement et les coopératives.
Sur le plan provincial et national, l’élue annonce son intention d’interpeller le Gouvernement sur la réhabilitation urgente des routes de desserte agricole. Un enjeu majeur pour le territoire de Feshi, où l’enclavement constitue un frein à l’écoulement des récoltes vers les centres de consommation, notamment Kikwit et Kinshasa.
Le troisième engagement concerne l’accompagnement direct des productrices. Avec son bureau, la députée annonce le lancement, dès octobre 2026, d’un programme d’identification et d’accompagnement de 500 groupements féminins agricoles. L’initiative prévoit notamment un appui en outils agricoles, en semences améliorées et en formations.
De la reconnaissance aux actions concrètes
Au-delà de la célébration symbolique, le message de Colette Lukamata met en lumière une question fondamentale : celle de la place des femmes rurales dans les politiques de développement et de lutte contre l’insécurité alimentaire en République démocratique du Congo.
En présentant la femme rurale comme une « cheffe d’entreprise agricole » et une « gardienne de la vie », l’élue nationale appelle à dépasser les discours de circonstance pour reconnaître pleinement le rôle économique et social de ces actrices indispensables.
Son annonce concernant les 500 groupements féminins constitue une perspective concrète pour les femmes de Feshi. Sa portée dépendra toutefois de la mise en œuvre effective du programme, des moyens mobilisés et des résultats obtenus sur le terrain.
Le message est donc clair : valoriser la femme rurale ne suffit plus, il faut lui donner les moyens de produire davantage, de vivre dignement de son travail et de participer pleinement au développement de son territoire. Pour Colette Lukamata Mpongo, l’avenir de Feshi et, au-delà, celui du Kwango et de la RDC, passe aussi par l’autonomisation de celles qui nourrissent les communautés.
Par Michel Kasanga