Faire de la diplomatie parlementaire un véritable instrument de défense des intérêts stratégiques de la République démocratique du Congo et de construction d’un partenariat Afrique-Europe plus équilibré : c’est le message porté par le Président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Aimé Boji Sangara, au cours de sa mission parlementaire à Bruxelles.
De la Commission européenne à l’Université KU Leuven, en passant par la Fondation Konrad Adenauer, le Président de la Chambre basse du Parlement congolais a multiplié les échanges de haut niveau autour des principaux enjeux qui concernent la RDC et le continent africain, notamment la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs, la valorisation des ressources congolaises et la nécessité d’une coopération internationale davantage tournée vers le développement.

Lors de son entretien avec Stefano Signore, Directeur général adjoint chargé de l’Afrique à la Direction générale des partenariats internationaux de la Commission européenne, les discussions ont porté sur les potentialités économiques du Corridor de Lobito, les conséquences sécuritaires et humanitaires de la crise dans la région des Grands Lacs, le Couloir vert Kivu-Kinshasa, les minerais critiques, la biodiversité ainsi que la traçabilité des ressources minières provenant des zones de conflit.
À cette occasion, Aimé Boji Sangara a exprimé ses réserves concernant l’accord minier conclu entre l’Union européenne et le Rwanda, au regard de la situation sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC et des préoccupations exprimées dans plusieurs rapports des Nations unies concernant l’exploitation et le trafic des ressources congolaises.

Cette position traduit la volonté de la représentation nationale de placer la question des ressources naturelles au cœur du dialogue international et de veiller à ce que les partenariats conclus avec la RDC prennent pleinement en compte ses intérêts souverains.
À KU Leuven, où il a participé à une conférence internationale consacrée à la coopération interparlementaire entre l’Afrique et l’Europe, le Président de l’Assemblée nationale a également plaidé pour un partenariat renouvelé entre les deux continents, fondé sur l’interdépendance, l’industrialisation de l’Afrique, la transformation locale des ressources, le transfert de technologies et la création d’emplois.
Devant un auditoire composé d’universitaires et d’experts venus de différents horizons, il a souligné que la paix et la sécurité demeurent une condition essentielle du développement, tout en appelant au renforcement de la diplomatie parlementaire et des mécanismes de suivi des accords conclus entre l’Afrique et l’Europe.
En amont de ces échanges, Aimé Boji Sangara s’était entretenu avec les responsables de la Fondation Konrad Adenauer. Les discussions avaient notamment porté sur la politique étrangère de l’Union européenne, la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, les enjeux environnementaux ainsi que le projet INGA 3 et plusieurs autres initiatives suivies par la Fondation en République démocratique du Congo.

À travers cette série de rencontres, le Président de l’Assemblée nationale entend donner une portée plus stratégique à la diplomatie parlementaire congolaise : dialoguer avec les partenaires, défendre les intérêts nationaux et contribuer à la mobilisation des appuis nécessaires au développement de la RDC.
Cette démarche s’inscrit également dans la volonté de l’Assemblée nationale d’accompagner l’action du Gouvernement de la République dans la matérialisation des priorités nationales, sous l’impulsion du Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Une vision que le Président de l’Assemblée nationale résume en une formule : passer « d’un partenariat d’habitude à un partenariat de choix ».
Rédaction