mer. Juin 17th, 2026

Lors de la séance plénière du 5 juin 2026 à l’Assemblée nationale, le député national Jean-Marc Mambidi Koloboro s’est illustré par une intervention empreinte de responsabilité et de patriotisme, en portant haut la voix des populations meurtries de sa circonscription électorale. À travers une motion d’information particulièrement remarquée, l’élu de Watsa a interpellé le Gouvernement de la République sur la dégradation alarmante de la situation sécuritaire et humanitaire dans la région de Mungwere, au sud du territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uélé.

Avec gravité et précision, le député a dressé un tableau inquiétant des souffrances endurées par les populations locales, victimes des incursions répétées des combattants ADF-NALU, groupe armé affilié à l’organisation terroriste État islamique.

« Nous avons le devoir de porter à la connaissance de la représentation nationale la situation sécuritaire et humanitaire préoccupante qui prévaut actuellement dans la région de Mungwere », a déclaré Jean-Marc Mambidi Koloboro devant ses collègues députés.

L’élu a rappelé que ce mouvement terroriste, actif depuis plus d’une décennie dans la région de Beni au Nord-Kivu, a progressivement étendu son rayon d’action vers l’Ituri avant d’atteindre récemment le territoire de Watsa. Les premières incursions dans cette partie du Haut-Uélé ont été signalées dès janvier 2026, avant une nette aggravation de la crise au mois d’avril avec l’arrivée massive de déplacés fuyant les atrocités perpétrées dans les villages voisins de Mambasa.

Le député a notamment évoqué les massacres, enlèvements et exactions qui ont contraint des milliers de familles à abandonner leurs habitations dans plusieurs localités affectées, parmi lesquelles Timbu, Nepoko, Andudu, Angwalayi, Apodo, Sokopa et Mungwere.

Selon les chiffres avancés par l’élu national, plus de 30 000 personnes déplacées sont aujourd’hui réparties dans six entités territoriales décentralisées, notamment dans les chefferies d’Ateru, Kebo, Dandobi ainsi que dans le groupement Maha, territoire de Wamba. Les principaux centres d’accueil des déplacés sont Amoku, Wanga, Tubele, Duba, Watsa et Isiro.

Très préoccupé par la situation des enfants, Jean-Marc Mambidi Koloboro a également souligné que plus de 2 000 élèves ont vu leur scolarité brutalement interrompue à cause de cette insécurité persistante.

« À ce jour, plusieurs enfants finalistes du primaire et de 8e année ne peuvent malheureusement pas participer aux épreuves de l’ENAFEP et du TENASOSP », a-t-il regretté.

Le député a par ailleurs signalé une nouvelle vague de déplacés en provenance du village Suka Mboka, dans la chefferie Kebo, à la suite d’une récente tentative d’incursion des ADF-NALU, finalement repoussée grâce à l’intervention rapide et efficace des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Saluant les efforts des forces loyalistes, l’élu de Watsa a indiqué que depuis près de deux semaines, les FARDC ont procédé à un déploiement massif dans cette partie du territoire afin de sécuriser les populations civiles et de préserver l’intégrité territoriale du pays.

Par cette intervention courageuse et empreinte d’humanisme, Jean-Marc Mambidi Koloboro confirme son engagement constant en faveur de la paix, de la sécurité et de la défense des intérêts des populations du Haut-Uélé.

Pyramide

By PR

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