sam. Juin 6th, 2026

Le débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo semble désormais relancé. À l’occasion de son point de presse organisé jeudi 4 juin à Kin Plaza Rotana, Jean-Claude Baende, rapporteur adjoint du Sénat et président national de l’Alliance des Démocrates Humanistes (ADH), a livré une réflexion politique de fond sur plusieurs questions jugées essentielles pour l’avenir du pays.

Des propositions qui n’ont pas laissé indifférente Bethy Pitilo. Dans une réaction rendue publique à l’issue de cette rencontre avec la presse, elle a salué la démarche de l’élu national, qu’elle considère comme « un acte de responsabilité politique et de courage républicain ».

Selon Bethy Pitilo, l’intervention de Jean-Claude Baende a eu le mérite de replacer au centre du débat national des sujets longtemps considérés comme sensibles, notamment la réforme constitutionnelle, la double nationalité et la question identitaire.

« Le pays a besoin d’un débat sincère et dépassionné sur ses institutions. Les propositions avancées par l’Honorable Jean-Claude Baende ouvrent une réflexion nécessaire sur l’adaptation de notre cadre constitutionnel aux réalités actuelles », a-t-elle affirmé.

Au cœur de l’intervention du rapporteur adjoint du Sénat figure la question de la double nationalité. Jean-Claude Baende estime que des millions de Congolais vivant à l’étranger contribuent déjà au développement du pays et qu’il devient nécessaire de leur accorder une reconnaissance juridique conforme à leur rôle économique et stratégique.

Pour Bethy Pitilo, cette vision traduit une volonté d’intégrer davantage la diaspora dans le processus de reconstruction nationale.

L’autre point majeur évoqué par Jean-Claude Baende concerne le retour éventuel à l’appellation « Zaïre ». Une proposition qu’il présente comme une réflexion liée à l’identité historique et à la souveraineté nationale.

Sur cette question, Bethy Pitilo appelle à éviter les polémiques inutiles et privilégie un débat démocratique fondé sur l’écoute et le respect des opinions divergentes.

« Les nations fortes sont celles qui acceptent le débat d’idées sans passion ni exclusion. Il appartient désormais aux institutions, aux intellectuels, à la société civile et au peuple congolais d’examiner ces propositions avec responsabilité », a-t-elle soutenu.

Elle insiste également sur la nécessité de préserver l’unité nationale tout en permettant aux citoyens de participer librement à la réflexion sur l’évolution des institutions de la République.

Dans les milieux politiques comme au sein de l’opinion publique, la sortie médiatique de Jean-Claude Baende continue d’alimenter les discussions. Plusieurs analystes y voient déjà les prémices d’un débat politique majeur susceptible de marquer les prochains mois sur la scène nationale.

Juv

By PR

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