mer. Avr 29th, 2026

À la chambre basse du Parlement, le contrôle parlementaire s’exerce une nouvelle fois sur la gestion du portefeuille public. Le député national Antoine Bushabu Bope a adressé, le 21 avril 2026, une question orale avec débat au ministre de l’Aménagement du territoire, Jean-Lucien Busa, au sujet de la gestion des Plantations et Huileries du Congo, PHC S.A.

Dans sa démarche, l’élu entend obtenir des éclaircissements sur la gestion de la participation de l’État congolais au sein de cette entreprise stratégique du portefeuille public. Selon les éléments évoqués dans sa correspondance, l’État détient 66.733 actions de catégorie B, représentant 23,83 % du capital social de PHC S.A., ce qui en fait un actionnaire minoritaire, mais significatif.

Cette initiative parlementaire s’inscrit dans le cadre des prérogatives constitutionnelles de contrôle de l’action gouvernementale. En sollicitant un débat en séance plénière, le député Bushabu Bope souhaite faire la lumière sur les modalités de gestion de cette participation publique, ainsi que sur la préservation des intérêts patrimoniaux de l’État dans une société qui occupe une place importante dans le secteur agro-industriel national.

L’interpellation intervient dans un contexte où la gouvernance des entreprises du portefeuille de l’État suscite une attention accrue, tant de la part des institutions que de l’opinion publique. PHC S.A., acteur majeur de l’industrie des huiles de palme en République démocratique du Congo, avait notamment pris part aux derniers états généraux du portefeuille, preuve de son importance dans l’écosystème économique national.

À travers cette démarche, l’Assemblée nationale réaffirme son rôle de vigie dans le suivi de la gestion des actifs publics. Les réponses attendues du ministre Jean-Lucien Busa pourraient contribuer à clarifier la situation de cette participation étatique et à renforcer les exigences de transparence, de bonne gouvernance et de redevabilité dans l’administration des entreprises à capitaux publics.

Ce dossier pourrait ainsi alimenter un débat plus large sur la valorisation des participations de l’État, la protection des intérêts publics et l’efficacité de la gouvernance au sein des entreprises stratégiques de la République.

Michel Kasanga

By PR

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