mar. Avr 14th, 2026

La députée nationale et médecin Isabelle Yumba Kalenga estime que l’affaire impliquant le Dr David Balanganayi nécessite des décisions fortes, tant sur le plan disciplinaire que judiciaire, afin de garantir le respect de la dignité humaine et de l’éthique professionnelle.

Elle appelle ainsi les autorités compétentes, l’Ordre des médecins et la justice à assumer pleinement leurs responsabilités, en prenant des mesures qu’elle souhaite exemplaires face à la gravité des faits dénoncés.

Dans une communication structurée, l’élue de la nation s’est dite profondément préoccupée par cette affaire qui a provoqué une vive réaction dans l’opinion publique. Elle insiste sur le fait que les principes constitutionnels imposent à l’État de protéger la femme et de garantir la dignité de toute personne humaine.

Selon elle, cette situation ne peut être traitée comme une simple polémique, car elle touche à des valeurs fondamentales de l’État de droit et de la déontologie médicale.

La députée met également en garde contre toute tentative d’impliquer les institutions de la République dans ce dossier sur base de déclarations non vérifiées. Elle rappelle que le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, engagé dans la défense de la justice indépendante et la lutte contre les violences faites aux femmes, ne peut être associé à des allégations non fondées.

Sur le plan disciplinaire, Isabelle Yumba Kalenga juge insuffisante la suspension temporaire déjà prononcée à l’encontre du médecin concerné. Elle plaide pour une sanction plus lourde, pouvant aller jusqu’à une exclusion définitive du système de santé publique, après examen complet du dossier.

Sur le plan judiciaire, elle estime que le ministère public doit se saisir de l’affaire, en particulier au regard des déclarations récentes attribuées au médecin, afin que les responsabilités pénales éventuelles soient établies.

Concernant l’Ordre des médecins, déjà engagé dans la procédure, elle dit attendre une décision rigoureuse et conforme aux règles déontologiques. Elle recommande, au vu des éléments évoqués, une radiation pure et simple du tableau de l’Ordre.

Par ailleurs, la députée apporte une précision importante : la patiente concernée n’aurait pas refusé les soins, mais aurait demandé une anesthésie préalable, une exigence qu’elle considère comme normale sur le plan médical. Elle condamne toute pratique jugée contraire aux standards professionnels dans la prise en charge des patients.

Au-delà des sanctions, elle appelle à une action coordonnée des institutions afin de faire toute la lumière sur les faits, de situer clairement les responsabilités et de restaurer la confiance entre la population, le système sanitaire et la justice.

Elle salue également l’implication de la Première Dame dans l’accompagnement de la victime, qu’elle considère comme un signal fort en faveur de la protection des femmes et du respect de la dignité humaine.

En conclusion, Isabelle Yumba Kalenga estime que cette affaire constitue un moment de vérité pour les institutions congolaises. Elle insiste sur la nécessité d’une réponse ferme, cohérente et exemplaire, afin de réaffirmer l’éthique médicale, la justice et la dignité humaine comme principes non négociables.

Prince Muelela

By PR

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