lun. Avr 13th, 2026

Dans le paysage associatif et citoyen congolais, certaines figures émergent par la force de leur engagement et la clarté de leur vision. Christella Kiakuba Lubanzadio fait partie de cette génération de jeunes femmes qui ont choisi de transformer leurs convictions en action et leur sens de la justice en véritable mission de vie.

Née à Kinshasa un 17 juillet, Fille d’un Militaire, elle appartient à cette jeunesse congolaise qui a grandi au contact des réalités sociales parfois dures du pays. Mais là où beaucoup auraient pu se résigner, Christella Kiakuba a choisi de s’engager. Très tôt, elle développe une sensibilité particulière pour les causes sociales, notamment celles qui touchent les familles des militaires et des policiers, souvent confrontées à l’oubli et à la précarité malgré le sacrifice consenti par leurs proches au service de la nation.

Cette sensibilité se transforme progressivement en engagement structuré. À travers l’ASBL Telema Muana ya Mapinga (TMM), dont elle assure la coordination, Christella Kiakuba mène un combat discret mais déterminé pour la dignité des dépendants des hommes en uniforme. Son action s’inscrit dans une logique de solidarité et de reconnaissance envers ces familles qui vivent souvent dans l’ombre de ceux qui assurent la sécurité du pays.

Sous son impulsion, l’organisation multiplie les initiatives : actions de solidarité, campagnes de sensibilisation, plaidoyers pour un meilleur accès à l’éducation et à l’accompagnement social. Une démarche qui traduit un leadership fondé sur l’écoute, la proximité et la conviction que le changement social commence toujours par des gestes concrets.

Mais au-delà de l’activisme associatif, c’est surtout la personnalité de Christella Kiakuba qui marque les esprits. Déterminée, lucide et animée par une forte conscience citoyenne, elle incarne une jeunesse qui refuse la fatalité et qui croit encore à la possibilité d’un engagement utile.

Son choix d’étudier le droit n’est d’ailleurs pas anodin. Ayant été témoin, dans son environnement, de nombreuses injustices frappant des membres de sa communauté, elle a très tôt compris que la défense des plus vulnérables nécessitait aussi des outils juridiques. Pour elle, le droit n’est pas seulement une profession : c’est une arme au service de la justice sociale.

Cette vocation s’est concrétisée le 20 juin 2025, lorsqu’elle a prêté serment comme avocate au Barreau de Kinshasa/Matete, franchissant ainsi une étape majeure dans un parcours guidé par la volonté de défendre ceux qui peinent à faire entendre leur voix.

Fidèle à sa logique d’engagement, Christella Kiakuba n’a pas hésité à franchir une autre étape : celle de la participation à la vie politique. Lors des élections générales de 2023, elle s’est portée candidate à la députation nationale dans la circonscription de la Lukunga, convaincue que certaines batailles sociales doivent aussi se mener dans les institutions. Cette démarche traduit une ambition claire : porter au niveau des politiques publiques les préoccupations des communautés qu’elle accompagne sur le terrain.

Dans une société où les défis restent nombreux, le parcours de Christella Kiakuba apparaît comme celui d’une femme portée par une conviction simple mais puissante : le changement commence toujours par le courage de s’engager.

En ce mois consacré aux droits des femmes, son itinéraire rappelle avec force que l’avenir du Congo se construit aussi à travers l’audace, l’intelligence et la détermination de ses filles. Par son énergie, sa constance et sa vision, Christella Kiakuba incarne ainsi l’une des figures prometteuses d’une jeunesse congolaise qui choisit de transformer l’indignation en action et l’espoir en engagement durable.

Christiana Gantshua

By PR

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