sam. Oct 31st, 2026

La disparition de la docteure Marie-France Shogogo suscite une vive émotion. Emportée par Ebola à Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, cette jeune médecin laisse derrière elle le souvenir d’un engagement professionnel marqué par le sens du devoir et le dévouement aux malades.

Dans une tribune empreinte d’émotion, datée du 28 octobre 2026, l’Honorable Cathy Sakombi Moleka a tenu à saluer la mémoire de celle qu’elle considère comme une héroïne, tombée alors qu’elle accomplissait sa mission au service de la vie.

« Deux années de médecine. Deux années seulement… et pourtant, toute une vie donnée », écrit-elle, soulignant le contraste entre la brièveté de la carrière de la jeune médecin et l’importance du sacrifice qu’elle a consenti.

Formée à Goma, la docteure Marie-France Shogogo avait choisi d’exercer dans un contexte particulièrement difficile. Selon la tribune, elle a fait le choix de rester à Beni, malgré les risques liés à l’épidémie, là où la peur pouvait pousser d’autres personnes à s’éloigner. Un engagement qui, aux yeux de l’élue, témoigne de la vocation profonde de ceux qui font de la protection de la vie humaine une priorité.

Un hommage à une vocation sacrifiée

Au-delà de la douleur provoquée par cette disparition, Cathy Sakombi Moleka adresse un message de compassion à la famille de la défunte, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble du corps médical congolais.

Reconnaissant qu’aucun mot ne saurait effacer une telle perte, elle rappelle que l’engagement de la jeune médecin ne doit pas être oublié. Chaque vie protégée et chaque malade accompagné constituent, selon elle, une part de l’héritage qu’elle laisse à la communauté.

Son hommage prend ainsi une dimension nationale. La mort de la docteure Shogogo ramène au premier plan les risques auxquels sont exposés les médecins, les infirmiers et les autres professionnels de santé qui interviennent dans des conditions particulièrement éprouvantes.

Un appel à reconnaître le sacrifice du personnel soignant

Dans son message, l’Honorable Cathy Sakombi Moleka s’adresse également aux professionnels de santé mobilisés sur le terrain, notamment ceux qui poursuivent leur mission malgré la peur et les dangers liés à l’épidémie.

« La Nation vous voit, et est comptable du sacrifice consenti ! », insiste-t-elle, dans une formule qui souligne la responsabilité collective envers celles et ceux qui se consacrent à la protection de la santé publique.

À travers cet appel, son hommage dépasse le seul devoir de mémoire. Il invite également à reconnaître la valeur du travail accompli par le personnel soignant et à ne pas laisser dans l’oubli ceux qui risquent leur vie pour sauver celle des autres.

« Le Congo ne t’oubliera pas »

En conclusion de sa tribune, Cathy Sakombi Moleka confie la défunte à la miséricorde divine et prie pour que l’Éternel Dieu accueille son âme dans Sa demeure céleste, tout en accordant à sa famille la force nécessaire pour traverser cette douloureuse épreuve.

« Docteure FRANCE, tu as soigné jusqu’à ton dernier souffle. Repose en paix. Le Congo ne t’oubliera pas », écrit-elle en guise d’adieu.

Par cet hommage, l’élue rend hommage à une jeune femme dont le parcours, bien que trop court, rappelle le sens le plus noble de la vocation médicale : servir l’humanité, soulager la souffrance et rester au chevet des malades, même lorsque l’exercice de cette mission comporte des risques majeurs.

La disparition de Marie-France Shogogo laisse ainsi une douleur immense au sein de ses proches et de la communauté médicale. Son souvenir interpelle également la conscience collective sur la nécessité de reconnaître et de soutenir celles et ceux qui se trouvent en première ligne face aux épidémies.

Par Michel Kasanga

By PR

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