Face à une République démocratique du Congo confrontée à une conjoncture sécuritaire, politique, sociale et économique particulièrement difficile, La Fontaine Fondation prend position. Dans une déclaration datée du 18 août 2026, l’organisation, dirigée par son Président Fondateur Carli Kalala Bamuele, apporte son soutien à l’initiative du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur d’un Dialogue national.
Un choix politique assumé : privilégier la concertation à la confrontation, le rassemblement aux divisions et l’intérêt supérieur de la République aux calculs partisans.
Pour La Fontaine Fondation, le contexte actuel impose aux acteurs congolais de dépasser les querelles et de rechercher des convergences autour de l’essentiel : la paix, la cohésion nationale, la stabilité des institutions, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC.
Le message de la Fondation intervient alors que les fractures politiques et les défis sécuritaires continuent de peser lourdement sur le pays. Pour ses responsables, ce n’est donc pas le moment d’ajouter de nouvelles lignes de fracture à celles qui existent déjà.
Le Dialogue national est présenté comme une voie de responsabilité politique, susceptible de permettre aux différentes composantes de la société congolaise de confronter leurs points de vue, d’identifier leurs divergences et surtout de rechercher des solutions susceptibles de servir l’intérêt général.
La Fondation appelle ainsi les forces vives de la Nation — acteurs politiques, société civile, confessions religieuses, jeunesse et autres composantes de la société — à s’inscrire dans cette dynamique avec ouverture, bonne foi, respect mutuel et sens de la responsabilité patriotique.
Pour La Fontaine Fondation, l’initiative présidentielle trouve également son ancrage dans les responsabilités constitutionnelles du Chef de l’État. L’article 69 de la Constitution dispose que le Président de la République est le Chef de l’État, représentant de la Nation et symbole de son unité. Il lui revient notamment d’assurer, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et des institutions ainsi que la continuité de l’État.
Dans cette lecture, l’initiative de convoquer un Dialogue national peut être comprise comme relevant de la responsabilité politique générale du Chef de l’État lorsqu’il s’agit de rechercher des mécanismes permettant de rapprocher les différentes composantes de la Nation autour des enjeux d’intérêt commun.
Pour la Fondation, le Dialogue ne doit donc pas être réduit à une confrontation entre camps politiques. Il doit plutôt être envisagé comme un espace de recherche de convergences nationales.
La position de La Fontaine Fondation sonne ainsi comme un appel à la raison. L’organisation met en garde contre la tentation de faire de la violence politique ou des discours de haine des instruments de règlement des différends. Dans un pays confronté à des défis qui dépassent largement les appartenances partisanes, elle estime que la responsabilité des dirigeants et des citoyens consiste à préserver les espaces de discussion plutôt qu’à les fermer.
Dialoguer, selon cette conception, ne signifie pas abandonner ses convictions. C’est accepter de les défendre dans un cadre républicain, pacifique et respectueux, avec la volonté de trouver ce qui peut rapprocher les Congolais.
Cette approche place ainsi le Dialogue dans une perspective plus large : celle d’une culture politique où le désaccord n’est pas nécessairement synonyme d’affrontement.
La Fontaine Fondation inscrit son soutien dans un ensemble de valeurs qu’elle considère comme essentielles : paix, unité nationale, démocratie, souveraineté et intégrité territoriale de la République démocratique du Congo. Pour l’organisation, ces principes doivent constituer le socle de toute démarche politique susceptible de contribuer à la stabilité du pays.

L’enjeu, estime-t-elle, dépasse donc les intérêts particuliers des formations politiques ou des personnalités. Il s’agit de préserver l’essentiel : la République et son unité.
Dans cette perspective, toute initiative sincère susceptible de contribuer à l’apaisement du climat politique et à la recherche de solutions durables mérite, selon elle, d’être encouragée.
La déclaration du 18 août ne se limite donc pas à un simple appui à l’initiative présidentielle. Elle traduit une vision politique : celle d’une RDC qui doit apprendre à faire du dialogue un instrument de gestion de ses divergences.
La Fontaine Fondation invite dès lors chaque Congolaise et chaque Congolais à soutenir les démarches susceptibles de consolider la stabilité nationale et de favoriser la construction d’un avenir commun.
Dans une République éprouvée par les crises, le dialogue apparaît, pour la Fondation, non comme une faiblesse, mais comme un acte de responsabilité.

Son choix est désormais clairement affiché : le camp du dialogue contre celui de la confrontation ; le camp de la paix contre celui de la violence ; le camp de l’unité nationale contre celui des divisions ; et surtout, le camp de l’intérêt supérieur de la République démocratique du Congo.
Rody Efomi