mar. Sep 1st, 2026

La situation devient de plus en plus préoccupante pour les établissements engagés dans la mise en œuvre du projet de Couverture santé universelle (CSU). Face à ce que le Collectif des Établissements sous le Projet de la Couverture Santé Universelle considère comme une accumulation d’arriérés de paiement, les responsables des structures concernées annoncent une mobilisation de grande envergure à la Présidence de la République.

Dans une déclaration portée par M. MOTA Josué, président du Collectif ESS-CSU, les établissements concernés dénoncent le retard persistant dans le règlement de leurs prestations et appellent le Gouvernement à prendre des mesures urgentes afin d’éviter une crise susceptible de fragiliser davantage le fonctionnement des structures impliquées dans la CSU.

Selon les revendications affichées par le Collectif, plusieurs échéances restent impayées. Il réclame notamment le règlement de 40 % de la dette restante de juillet 2025, 70 % de la dette restante couvrant la période d’août à décembre 2025, ainsi que 100 % des prestations dues depuis janvier 2026 jusqu’à ce jour.

Pour le président du Collectif ESS-CSU, cette situation a atteint un niveau critique. Les établissements concernés estiment ne plus être en mesure de supporter durablement les charges liées à leurs prestations sans règlement des sommes qui leur sont dues.

« Nous sommes au bout de nos forces. Nous voulons que le Gouvernement entende notre cri d’alarme et apporte une réponse concrète à nos revendications », fait valoir M. MOTA Josué.»

Au-delà de la question financière, le Collectif met en avant les conséquences sociales de cette situation. Les responsables des établissements craignent notamment que la persistance des impayés ne compromette la continuité et la qualité des services offerts aux bénéficiaires de la Couverture santé universelle.

Une mobilisation annoncée à la Présidence

Face à ce qu’ils qualifient de « silence » des autorités compétentes, les membres du Collectif ESS-CSU préparent une action de grande ampleur à la Présidence de la République. L’objectif annoncé est de porter directement leurs revendications auprès des plus hautes autorités du pays et d’obtenir des engagements précis sur le paiement des arriérés.

Le Collectif entend ainsi privilégier une démarche de dialogue et de responsabilité, tout en maintenant la pression pour qu’une solution soit trouvée rapidement.

M. MOTA Josué insiste sur le fait que les établissements concernés ont des obligations à honorer : rémunération du personnel, fonctionnement des structures, approvisionnement, charges administratives et continuité des prestations. La persistance des retards de paiement pourrait, selon lui, mettre plusieurs établissements dans une situation financière particulièrement difficile.

La menace d’une résiliation des contrats

Le Collectif va plus loin en brandissant la possibilité d’une résiliation des contrats, si aucune solution satisfaisante n’est trouvée.

Cette éventualité traduit, selon ses responsables, le degré d’exaspération atteint après plusieurs mois d’attente. Le Collectif estime qu’il devient difficile pour les établissements de continuer à assurer leurs obligations dans les mêmes conditions alors que les paiements attendus ne suivent pas.

« Nous ne demandons pas un privilège, mais le paiement des prestations effectivement réalisées », rappelle le président du Collectif ESS-CSU.

Dans un contexte où la CSU constitue un chantier majeur de politique publique, le Collectif appelle donc le Gouvernement à ouvrir rapidement un cadre de concertation avec les établissements concernés afin de procéder à un état précis des créances et de définir un calendrier crédible d’apurement.

Préserver la dynamique de la CSU

Pour le Collectif ESS-CSU, l’enjeu dépasse les intérêts particuliers des établissements. Il s’agit également de préserver la crédibilité et la pérennité du dispositif de Couverture santé universelle.

M. MOTA Josué estime qu’un règlement rapide des arriérés permettrait non seulement de soulager les établissements concernés, mais aussi de restaurer la confiance entre les différents acteurs engagés dans la mise en œuvre de la CSU.

Alors que la mobilisation annoncée à la Présidence se précise, le Collectif ESS-CSU dit rester disponible pour le dialogue. Mais il prévient que le temps des attentes prolongées doit désormais céder la place à des réponses concrètes et à des engagements vérifiables.

La balle est désormais dans le camp du Gouvernement, appelé à apporter une réponse à une revendication qui, selon le Collectif, touche directement à la continuité des services et à la réussite du projet de Couverture santé universelle.

Michel Kasanga

By PR

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