dim. Août 2nd, 2026

Le gouvernement congolais a rejeté le mardi 28 Juillet l’ultimatum de la Coalition Article 64 (C64), qui exige la convocation d’un dialogue national avant le 15 août. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a assuré que le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo reste déterminé à organiser ce dialogue, mais selon son propre calendrier, rejetant toute tentative de pression politique.

S’exprimant lors d’un briefing de presse, le ministre de la Communication et Médias a été catégorique : « L’agenda du Président de la République ne répond pas à une quelconque forme d’ultimatum. »

Patrick Muyaya a rappelé que le chef de l’État s’est déjà engagé à convoquer un dialogue national. Toutefois, a-t-il précisé, la fixation de la date, du cadre et des modalités de cette initiative relève exclusivement des prérogatives présidentielles.

« Le Président de la République a son agenda. Le Président de la République a son timing. Le Président de la République a dit qu’il organiserait le dialogue. Le Président de la République a dit qu’il prendrait son ordonnance », a-t-il déclaré.

Le porte-parole du gouvernement a par ailleurs minimisé la portée de la démarche de la C64, qu’il considère comme une initiative à caractère essentiellement politique.

« Je présume que c’était une idée politiquement politicienne. Je ne veux pas rentrer là-dedans », a-t-il affirmé.

Réitérant la volonté du chef de l’État de favoriser un dialogue national, Patrick Muyaya a indiqué que celui-ci sera organisé « en son temps », dans un cadre qui sera défini par le président de la République.

Il a enfin souligné que la priorité du gouvernement demeure le renforcement de l’unité nationale face à la crise sécuritaire dans l’est du pays. « Il y a un objectif essentiel : un front contre l’agression rwandaise, et nous cheminerons vers là à travers l’initiative du dialogue voulue par le Président de la République », a-t-il conclu.

Pour rappel, l’annonce d’un dialogue politique national est intervenue à l’issue de l’audience accordée, le 17 juillet, aux chefs religieux. À cette occasion, Félix Tshisekedi avait réaffirmé sa volonté de réunir les forces vives du pays, précisant qu’une ordonnance présidentielle viendrait fixer le cadre de ces assises, dont la date reste attendue.

Prince Muelela

By PR

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