mar. Avr 14th, 2026

La députée nationale Cathy Sakombi Moleka a réagi avec fermeté à l’affaire impliquant le Dr David Balanganayi, dénonçant une situation qui, selon elle, porte atteinte à la dignité des femmes et met en cause le respect des institutions de la République.

Dans une communication officielle, l’élue de Budjala exprime son indignation face à une affaire qu’elle juge particulièrement sensible, en raison de ses implications sur la protection des femmes et le respect de la vie humaine. Elle rappelle que la Constitution congolaise impose à l’État de lutter contre les violences faites aux femmes et de garantir l’intégrité de toute personne.

COMMUNICATION DE L’HONORABLE CATHY SAKOMBI MOLEKA
Députée nationale élue de Budjala, province du Sud-Ubangi

En ma qualité de Députée nationale, mais aussi en tant que femme et mère, je ne peux rester silencieuse devant une affaire qui a profondément choqué tant notre peuple que l’opinion publique au-delà de nos frontières, parce qu’elle touche à la dignité de la femme congolaise, à la protection de la mère et au respect dû à la vie humaine.

Notre Constitution est claire. Ses articles 14, 15 et 16 imposent à l’État de combattre les violences faites à la femme, de protéger son intégrité et de garantir le respect de la personne humaine. Cette affaire ne peut donc être banalisée, encore moins transformée en simple épisode médiatique.

Mais après son procès, le Dr David Balanganayi a choisi d’aggraver encore cette séquence en tenant publiquement des propos laissant entendre qu’au cours de sa détention, une personne présentée comme porteuse d’un message venu du sommet de l’État lui aurait demandé de se calmer et l’aurait rassuré sur son sort.

Je rappelle que Son Excellence Monsieur le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est non seulement Champion de la Masculinité Positive de l’Union africaine, porte un engagement public dans la lutte contre les violences faites aux femmes, mais aussi Défenseur opiniâtre de l’indépendance de la justice et de la séparation des pouvoirs. Que son nom ne peut donc être utilisé à la légère dans une séquence de confusion, de diversion ou de communication provocatrice.

De deux choses l’une.

Soit le Dr David Balanganayi peut établir ses affirmations, et alors cela appelle des clarifications institutionnelles sérieuses au regard des articles 149, 150 et 151 de la Constitution, qui garantissent l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Soit il ne peut pas les établir, et alors il aura pris la responsabilité extrêmement grave de mêler, avec désinvolture, le nom du Chef de l’État et les plus hautes institutions de la République à une affaire judiciaire déjà douloureuse pour les femmes de ce pays.

Dans un État de droit, si le Dr David Balanganayi dispose d’éléments sérieux, il doit les produire devant les instances compétentes. À défaut, il prendra la responsabilité d’avoir publiquement alimenté une séquence susceptible d’être juridiquement appréciée, selon le cas, au regard des dispositions du Code pénal relatives aux faux bruits, aux fausses nouvelles ou, le cas échéant, à l’offense envers la personne du Chef de l’État. Les qualifications exactes appartiennent à la justice, mais nul ne peut, dans un État de droit, mêler avec légèreté les plus hautes institutions de la République à une affaire aussi grave sans devoir en répondre.

J’en appelle ainsi aux autorités compétentes afin que toute la lumière soit faite, avec rigueur et sérénité, sur les propos tenus par le Dr David Balanganayi, leur portée exacte et les éléments objectifs permettant de les dissocier de la personne du Président de la République.

Pour ma part, je me réserve le droit d’exercer, avec mesure mais avec fermeté, les prérogatives reconnues au Parlement par l’article 138 de la Constitution, à travers toute initiative parlementaire appropriée, afin que la représentation nationale soit pleinement éclairée, que les responsabilités soient établies et que la vérité institutionnelle l’emporte sur la rumeur, la théâtralisation et l’indécence.

Comme femme, comme mère et comme élue de la Nation, je refuse que la souffrance d’une Congolaise violentée soit transformée en spectacle. La dignité des femmes, le respect des mères congolaises, la sérénité de la justice et l’honneur des institutions exigent une seule chose : la vérité. Et cette vérité recommande, mieux exige, que l’état de nécessité évoqué par les juges ne soit appliqué que dans la stricte condition d’un danger réel, actuel ou imminent, et non hypothétique, comme ce fut le cas dans l’affaire Dr David Balanganayi.

Honorable Cathy SAKOMBI MOLEKA

By PR

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