Au-delà de la disparition d’une figure politique, c’est la mémoire d’une pionnière que la députée nationale Marie-Josée Niongo Nsuami a tenu à honorer, dans un message empreint d’émotion et de reconnaissance, dédié à Catherine Nzuzi wa Mbombo.
Ancienne gouverneure du Bas-Congo, aujourd’hui Kongo Central, entre 1972 et 1975, Catherine Nzuzi wa Mbombo incarne, pour l’élue de Boma, l’image d’une femme qui a su briser les barrières dans un univers politique longtemps dominé par les hommes. « Cette femme d’État (…) est un modèle de courage, de combativité et d’innovation », écrit-elle, saluant une trajectoire exceptionnelle.
Dans un contexte marqué à l’époque par des stéréotypes tenaces, la disparue a ouvert une brèche décisive pour la participation des femmes à la gestion de la chose publique. « L’une des pionnières qui a brisé le mythe de l’engagement politique de la femme congolaise », souligne la députée, rappelant l’impact profond de son engagement.
Mais au-delà du parcours politique, c’est un héritage vivant que retient Marie-Josée Niongo Nsuami. Un héritage qu’elle qualifie « d’empreinte indélébile », destiné à inspirer durablement les générations présentes et futures, dans une société en quête d’égalité et de reconnaissance du rôle des femmes.
Dans un ton plus intime, l’élue évoque une figure dont la lumière ne s’éteindra pas : « Votre dévouement, votre perspicacité et votre vision (…) ne s’éteindront jamais ». Et d’ajouter, avec gravité : « Votre audace demeure immortelle malgré le vide immense que votre mort occasionne ».
À travers ces mots, c’est toute une reconnaissance nationale qui transparaît, celle due à une femme qui aura marqué son époque et contribué à redéfinir les contours du leadership féminin en République démocratique du Congo.
En guise d’adieu, la députée adresse une prière sobre et solennelle : « Reposez en paix dans la félicité céleste, chère aînée ».