Un dossier judiciaire sensible oppose le journaliste Mike Ndenge à Micky Mangenza, poursuivi notamment pour escroquerie, faux en écriture et usurpation de qualité.
L’affaire, suivie de près par la presse, a connu un premier développement le mardi 3 février, lors de la comparution initiale de l’accusé devant le Parquet de la Gombe, à Kinshasa.
À l’issue de cette audience, l’attitude de la défense n’est pas passée inaperçue. Tandis que Micky Mangenza affichait une satisfaction visible, son avocat s’est publiquement félicité de la « loyauté » du magistrat instructeur, une déclaration inhabituelle à ce stade de la procédure, qui alimente les soupçons d’un possible réseau d’influence gravitant autour de l’accusé.
Selon les éléments portés au dossier, Micky Mangenza se serait présenté sans qualité ni mandat comme propriétaire d’un bien successoral appartenant à la famille NDENGE, situé sur l’avenue Lutshuma n°2 bis, dans la commune de Bandalungwa, quartier Makelele. Or, l’intéressé ne serait que l’époux de l’une des héritières, Mme Nadine Tambula, ce qui ne lui confère aucun droit légal de disposition sur le patrimoine concerné.

Malgré cette absence de qualité juridique, Micky Mangenza aurait signé un protocole jugé illégal et contracté plusieurs prêts frauduleux auprès du Cabinet d’Affaires Oreille au Centre d’Afrique SARL, engageant indûment le patrimoine successoral et exposant les ayants droit à un risque financier majeur.
En droit congolais, la gestion ou l’aliénation d’un bien successoral requiert l’accord exprès de tous les héritiers ou un mandat dûment établi. Toute initiative contraire est susceptible de constituer une infraction pénale.
Les faits reprochés à Micky Mangenza pourraient ainsi être qualifiés d’usurpation de qualité, de faux en écriture et d’escroquerie, des infractions passibles de lourdes sanctions.
Au-delà des faits matériels, cette affaire soulève des interrogations sur le fonctionnement de la justice et l’indépendance des magistrats dans des dossiers sensibles impliquant des réseaux relationnels ou d’intérêts. La réaction de la défense après la comparution a renforcé les inquiétudes d’une partie de l’opinion, qui craint une tentative de banalisation ou d’étouffement du dossier.
Face à ces préoccupations, la presse a décidé de suivre l’évolution de cette affaire avec une attention soutenue, considérant qu’elle touche à la protection du patrimoine familial, à la crédibilité de l’institution judiciaire et au respect de l’État de droit.
Le Parquet de la Gombe est désormais attendu sur la suite de l’instruction. Toute décision à venir sera scrutée de près, tant par les parties que par l’opinion publique.
Affaire à suivre.
Pyramideactu.net