Le Front Commun pour le Congo (FCC) est monté au créneau après la condamnation à mort de l’ancien président Joseph Kabila. Dans un communiqué signé par Raymond Tshibanda, la plateforme politique dénonce une procédure « illégale » et « instrumentalisée » à des fins politiques.
Pour le FCC, cette décision ne vise pas seulement l’ex-chef de l’État, mais remet en cause l’État de droit ainsi que les acquis démocratiques « conquis de haute lutte par le peuple congolais ». Le regroupement accuse le pouvoir en place de chercher à instaurer un « régime de terreur » en utilisant la justice comme arme politique.
« Il s’agit d’une tragédie judiciaire qui doit être combattue sans répit, avec détermination », souligne le communiqué. Le FCC appelle ainsi ses partisans et l’ensemble du peuple congolais à résister, affirmant que ce combat constitue un « devoir constitutionnel jusqu’à ce que la tyrannie soit vaincue.
L’ancien président Joseph Kabila, au pouvoir entre 2001 et 2019, avait cédé la présidence à Félix-Antoine Tshisekedi à l’issue d’une alternance qualifiée d’« historique » par ses partisans. Resté influent au sein de la scène politique congolaise à travers le FCC, il fait l’objet de plusieurs procédures judiciaires ouvertes ces dernières années, que sa famille politique considère comme une chasse aux sorcières orchestrée par le régime actuel.
Cette condamnation marque une étape majeure dans les tensions persistantes entre le camp Kabila et l’actuel pouvoir, dans un climat politique déjà tendu à l’approche des prochaines échéances électorales.
rédaction