Installée à la suite de la résolution adoptée par la plénière du mercredi 17 septembre, la Commission spéciale et temporaire chargée de l’examen des pétitions visant plusieurs membres du Bureau de l’Assemblée nationale s’apprête à entrer dans le vif du sujet.
Selon le calendrier rendu public par son rapporteur, l’honorable Mambu Mbasa Yannick, les premières auditions débutent ce vendredi 19 septembre. La journée s’annonce particulièrement chargée avec l’audition des initiateurs des pétitions. L’après-midi sera consacrée à l’audition du président de l’Assemblée nationale Vital KAMERHE à 15 heures, suivie du rapporteur du Bureau Jacques DJOLI à 17 heures. Une session de travaux internes viendra clore la journée.
Les auditions se poursuivront le samedi 20 septembre. Trois personnalités du Bureau sont attendues : la rapporteure adjointe à 10 heures, le questeur à 11 heures et la questeur adjointe à 13 heures.
Au-delà de la procédure institutionnelle, cette démarche soulève de vives inquiétudes. Dans un contexte où la République démocratique du Congo est engagée dans une guerre à l’Est, certains analystes redoutent que cette séquence fragilise davantage les institutions déjà confrontées à de multiples défis. L’instabilité au sommet du pouvoir législatif pourrait, selon eux, détourner l’attention des priorités nationales.
Des voix s’élèvent même pour dénoncer l’existence d’une « main noire » derrière ces pétitions, laissant entendre que des intérêts politiques ou extérieurs chercheraient à exploiter la situation pour semer la division et affaiblir les institutions.
Quoi qu’il en soit, les travaux de la Commission marquent une étape décisive. Leurs conclusions pourraient non seulement sceller le sort de plusieurs membres du Bureau, mais aussi peser lourdement sur la stabilité politique dans un pays en pleine tourmente sécuritaire..
Rédaction