La Salle Arena de l’Université Pédagogique Nationale (UPN) a vibré ce jeudi 28 août au rythme d’une conférence-débat d’envergure consacrée à l’accord signé le 27 juin dernier à Washington entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda. Organisée par l’avocat et analyste politique Me José Ilunga Batu Baka, cette rencontre a réuni un public majoritairement composé d’étudiants avides de comprendre les enjeux d’un texte qualifié d’historique.

Dès l’ouverture de son intervention, Me José Ilunga a rappelé le contexte dramatique qui a précédé la signature de cet accord : des années de massacres, de pillages, de déplacements forcés et de déstabilisation dans l’Est du Pays, principalement orchestrés par la rébellion du M23 avec le soutien avéré de Kigali.
Selon l’orateur, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a réussi, grâce à une diplomatie offensive et persévérante, à obtenir des avancées majeures susceptibles de ramener la paix dans cette région meurtrie. Parmi les points essentiels de l’accord l’orateur a noté
•Le retrait total des troupes rwandaises de l’Est de la RDC dans un délai de 90 jours ;
•Le désarmement complet du M23 et de toutes les milices associées ;
•La fin des soutiens extérieurs aux groupes rebelles ;
•La mise en place d’un mécanisme conjoint de sécurité pour garantir le suivi de chaque étape de l’application de l’accord ;
•Un plan de relance économique pour les zones les plus touchées par les conflits.

Pour Me Ilunga Ilunga Batu Baka, cet accord représente un tournant majeur dans l’histoire de la RDC et place Paul Kagame et le Rwanda sous une pression internationale sans précédent.
L’avocat a également rendu un vibrant hommage au Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi lui qualifiant d’homme de la rupture et de stratège visionnaire. Selon lui, pour la première fois, un Président congolais a réussi à imposer une dynamique diplomatique qui contraint la communauté internationale à reconnaître Kigali comme acteur central de l’instabilité à l’Est.
« Félix Tshisekedi a obtenu des garanties concrètes pour protéger la souveraineté nationale. Cet accord redonne espoir à des millions de Congolais et ouvre la voie à une paix durable », a martelé Me Ilunga

Cette conférence-débat a également été marquée par des prises de position tranchées à l’encontre de certains acteurs politiques. Me Ilunga a fustigé le rôle que joue Corneille Nangaa, ancien Président de la CENI, qu’il accuse d’entretenir des réseaux d’instabilité au service d’intérêts politiques obscurs. Quant à l’ex Président Congolais Joseph Kabila, l’orateur lui reproche d’avoir, durant son mandat, laissé s’effondrer la sécurité nationale, ouvrant ainsi la voie à des infiltrations étrangères qui fragilisent encore aujourd’hui le Pays.
En conclusion, Me José Ilunga a lancé un appel vibrant à la jeunesse congolaise et à l’ensemble de la population :
« Nous devons soutenir le président Tshisekedi dans cette nouvelle phase de lutte pour la paix et la souveraineté. Tout celui qui s’oppose à cet accord doit être considéré comme un ennemi du peuple », a-t-il déclaré, déclenchant une standing ovation de la part des étudiants.
Prince Meji Muelela