mer. Mar 25th, 2026

La Haute Cour militaire a repris, ce jeudi 31 juillet, l’instruction du procès intenté contre l’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange. L’affaire se déroule par contumace, le prévenu demeurant introuvable à sa résidence officielle malgré plusieurs tentatives de notification du mandat de comparution.

Lors de l’audience d’ouverture, tenue le vendredi précédent, les avocats de la partie civile – représentant la République – avaient sollicité un report afin d’examiner l’ensemble des pièces du dossier. Ce jeudi, ils ont été invités à présenter leurs moyens de défense et à démontrer le préjudice subi par l’État congolais.

Selon l’acte d’accusation, Joseph Kabila est poursuivi pour une série de faits d’une gravité exceptionnelle. Il est notamment cité comme l’un des initiateurs du mouvement politico-militaire AFC, disposant d’une branche armée – le M23 – soutenue par l’armée rwandaise (RDF) et des mercenaires étrangers dans la province du Nord-Kivu.

Le document judiciaire l’accuse également d’être co-auteur, par l’entremise de Corneille Nangaa, de l’homicide intentionnel de 31 civils, de la tentative d’assassinat sur 21 autres, ainsi que de l’occupation armée de la ville de Goma à partir du 27 janvier 2025. Dans le Sud-Kivu, des charges liées à des crimes de guerre lui sont également imputées : viols, tortures et homicides par armes à feu.

Par ailleurs, il est reproché à l’ancien chef de l’État d’avoir fait l’apologie d’actes de terrorisme dans une interview accordée au Sunday Times le 23 février dernier. D’autres chefs d’accusation incluent la déportation, le complot et la participation présumée à un mouvement insurrectionnel contre les institutions établies.

L’absence du prévenu et la nature sensible des accusations confèrent à ce procès un caractère inédit et hautement symbolique.

Pyramideactu

By PR

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