Le procès de François Beya, ancien conseiller spécial en matière de sécurité du président Félix Tshisekedi, entre dans sa phase finale après trois années de procédure. Le ministère public a requis, ce week-end, une peine d’un an de prison ferme à son encontre, ainsi qu’à l’encontre de ses quatre coaccusés : trois officiers des services de sécurité et un ancien collaborateur.
Les prévenus sont poursuivis pour « complot contre la vie ou la personne du chef de l’État » et pour « outrage » au président. Des chefs d’accusation lourds, que la défense juge politiquement motivés.
Figure centrale de l’appareil sécuritaire sous Tshisekedi jusqu’à son arrestation en février 2022, François Beya – surnommé « Mister sécurité » – avait été placé en détention avant d’être évacué en France pour des raisons de santé en août de la même année. Il y réside toujours.
Le verdict est attendu dans les prochains jours. S’il est reconnu coupable, François Beya pourrait être contraint de purger sa peine par contumace, sauf s’il décide de rentrer en RDC.
Ce procès, très suivi dans les milieux politiques et diplomatiques, marque un tournant dans les rapports de force au sein de l’élite sécuritaire congolaise, alors que le second mandat du président Tshisekedi est en cours dans un contexte de tensions persistantes dans l’Est du pays.
Rédaction