Kinshasa, 26 juillet 2025 — Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont formellement rejeté les accusations d’infiltration de combattants FDLR à partir du Burundi. Le porte-parole de l’armée congolaise, le général-major Sylvain Ekenge, a pris la parole ce samedi pour dénoncer une campagne de désinformation, qu’il qualifie de « fabrication sans fondement ».
Ces allégations avaient été avancées la veille, vendredi 25 juillet, par le groupe armé MRDP-Twirwaneho, actif dans les hauts plateaux de Fizi, au Sud-Kivu. Dans une déclaration publique, ce mouvement rebelle affirmait que des éléments FDLR – issus de l’ex-rébellion hutue rwandaise – auraient été formés et équipés au Burundi, avant d’être infiltrés en RDC pour mener des attaques ciblées contre les populations Banyamulenge.
En réaction, le général-major Ekenge a catégoriquement nié tout lien entre l’armée nationale et ces mouvements, tout en rappelant que « les FARDC demeurent engagées dans la sécurisation de toutes les communautés sans distinction ». Il a également accusé certains groupes armés de propager de fausses informations dans le but de justifier leur présence et leurs exactions dans les zones en conflit.
Le contexte sécuritaire dans les hauts plateaux reste tendu, marqué par la méfiance entre groupes armés locaux, notamment Twirwaneho, les Mai-Mai, et la présence signalée de combattants étrangers. Dans ce climat de crispation, chaque accusation prend une portée politique et communautaire.
L’armée appelle les populations à ne pas céder à la manipulation et réaffirme sa mission de neutralité et de protection de tous les citoyens congolais.
Rédaction