jeu. Jan 22nd, 2026

À l’UDPS, le malaise est palpable. Plusieurs militants de la formation politique du président Félix Tshisekedi expriment ouvertement leur frustration, estimant que les récents choix et nominations opérés au sommet de l’État les excluent systématiquement au profit des proches du chef de l’État, notamment des membres de sa famille, de son cercle amical, ainsi que des figures influentes de l’église Philadelphie.

Pour ces combattants, les promesses de reconnaissance et de récompense pour leur engagement politique n’ont pas été tenues. Ils dénoncent ce qu’ils considèrent comme une « confiscation » des fruits de leur lutte au bénéfice de figures extérieures à l’UDPS, parmi lesquelles plusieurs anciens membres du PPRD/FCC et des personnalités religieuses, principalement issues de l’église Philadelphie.

Les critiques se focalisent particulièrement sur le rôle présumé du directeur de cabinet du président, Anthony Nkinzo présenté comme un membre influent de l’église Philadelphie, et dont l’entourage serait, selon eux, largement favorisé dans les nominations récentes.

Une série de nominations controversées

Les militants pointent du doigt plusieurs postes clés attribués à des proches de cette mouvance religieuse :

Cabinet du Chef de l’État : présence remarquée d’un pasteur de Philadelphie ;

Journal Officiel : un nouveau directeur général issu de la même église ;

ANAPI : DG et deux membres du conseil d’administration identifiés comme évangélistes de Philadelphie ;

Réserve Stratégique Générale : DG pasteur de Philadelphie ;

IGF : nomination d’un inspecteur présenté comme un intime du dircab Nkinzo et d’un inspecteur adjoint pasteur, lié à la cité Bethel ;

Fonds de Développement : DG issu également de Philadelphie ;

FPI : deux membres apparentés à l’église placés au conseil d’administration ;

CADECO : DG identifié comme frère de Philadelphie et ancien cadre à Equity BCDC, réputé proche du directeur de cabinet ;

Chargé de mission stratégique du Chef de l’État : pasteur, présenté comme beau-fils d’un haut responsable religieux.

De nombreux autres conseillers et collaborateurs au sein des établissements publics et du cabinet présidentiel seraient également issus de la même communauté ecclésiastique.

UDPS et Union sacrée : des alliés oubliés ?

Pour les combattants de l’UDPS, le déséquilibre est tel que l’on ne retrouve pratiquement aucun militant du parti parmi les nouveaux promus. Un constat qui alimente la colère dans les rangs de l’Union sacrée, où certains évoquent une « absence totale de représentativité » de leurs membres dans les sphères de décision.

« Pendant que les autres pleurent, certains festoient. Nous avons marché, milité, combattu pour un changement… mais nous sommes les grands oubliés de ce régime », lâche un militant déçu au siège de l’Udps

Cette grogne, si elle venait à s’amplifier, pourrait affecter l’unité et la cohésion autour du président Tshisekedi, à l’approche d’échéances politiques déterminantes.

Rédaction

By PR

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