L’ancien gouverneur du Sankuru, Victor Kitenge, a été surpris en flagrant délit d’usurpation de titre et de falsification du sceau officiel de la province. Malgré sa destitution actée par l’Assemblée provinciale, il aurait continué à agir illégalement au nom de l’exécutif provincial selon une source proche du Gouverneur Ai Martin Issipia Ecindo.
Destitué de ses fonctions par l’Assemblée provinciale en mai dernier, Victor Kitenge ne détient plus aucun pouvoir légal au sein de l’exécutif du Sankuru. Une situation confirmée par le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, qui a officiellement notifié le vice-gouverneur pour assurer l’intérim à la tête de la province.
« Malgré cette disposition claire, l’ancien gouverneur aurait continué à poser des actes administratifs au nom de la province, usurpant ainsi les prérogatives de l’autorité provinciale en place « , indique la source

Selon cette même source, le 10 juillet 2025, Victor Kitenge aurait adressé une correspondance à la directrice générale de la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP), sollicitant un avis de non-objection relatif à un marché public. Cette démarche aurait été effectuée en utilisant un faux en-tête et un sceau falsifié de la province du Sankuru.
Cette tentative est intervenue au lendemain d’une lettre officielle du VPM de l’Intérieur, datée du 9 juillet 2025, désignant formellement le vice-gouverneur comme gouverneur intérimaire.

Ce comportement constitue une violation manifeste des lois de la République, en particulier en matière d’usurpation de titre, de faux et usage de faux dans les documents officiels. Les autorités compétentes sont désormais appelées à prendre des mesures exemplaires pour que de tels agissements ne restent pas impunis.
Dans un contexte où l’État de droit reste un pilier fondamental de la gouvernance prônée par les institutions de la République, ce type d’incident met en lumière les enjeux de responsabilité, de transparence et de rigueur administrative dans les provinces.

L’affaire est suivie de près par l’opinion publique du Sankuru, en attente de sanctions appropriées face à cette tentative manifeste de manipulation des institutions.
Rédaction