Sur instruction du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, le Directeur de Cabinet du Chef de l’État, Antony Nkinzo, a officiellement annoncé ce mardi 4 mars, devant les mandataires publics, le lancement des missions de contrôle à priori par l’Inspection Générale des Finances (IGF). Cette initiative vise à renforcer la transparence et l’efficacité dans la gestion des finances publiques ainsi que dans certaines opérations des entreprises et établissements publics.
S’exprimant lors de cette rencontre stratégique, le Directeur de Cabinet a insisté sur la nécessité d’une gouvernance financière rigoureuse pour optimiser la chaîne de la dépense publique et garantir une mobilisation accrue des recettes de l’État. Ce dispositif de contrôle innovant inclut plusieurs domaines sensibles, notamment :
- La chaîne de la dépense publique : supervision des procédures budgétaires et des flux financiers de l’État ;
- La mobilisation des recettes publiques : contrôle des mécanismes permettant d’accroître les revenus fiscaux et non fiscaux ;
- Les opérations spécifiques aux entreprises publiques : régulation des avantages des mandataires publics, acquisitions immobilières, marchés publics, paiements aux fournisseurs et prestations ;
- Les soins médicaux et missions à l’étranger : vérification de la conformité et de l’opportunité de ces dépenses.
Cette démarche s’inscrit dans la vision stratégique du Chef de l’État visant à rationaliser les dépenses publiques, à maximiser les ressources collectées et à promouvoir la responsabilité des gestionnaires publics.
Le Directeur de Cabinet, Antony Nkinzo, a souligné l’importance d’un partenariat constructif entre l’IGF et les mandataires publics : « Ces missions de contrôle à priori ne visent pas à entraver vos activités, mais à créer un cadre de gouvernance optimal et transparent pour le bien commun. Il est impératif que chaque acteur s’engage pleinement dans cette nouvelle dynamique. »
L’initiative a reçu un écho favorable parmi les mandataires présents, ces derniers reconnaissant unanimement la valeur ajoutée des interventions de l’IGF. En mettant en œuvre ces contrôles renforcés, l’IGF entend insuffler une culture de bonne gouvernance et d’efficience économique, au bénéfice de l’ensemble de la population congolaise.
Cette annonce marque un tournant décisif dans la gestion des finances publiques en RDC, traduisant la volonté ferme des autorités de s’attaquer aux dysfonctionnements structurels et de consolider la viabilité économique des entreprises et établissements publics.
Par Didier Mbongomingi