jeu. Jan 22nd, 2026


Lors d’un briefing presse ce mercredi 8 octobre, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a réaffirmé la position ferme de la RDC dans le Processus de Washington : avant toute signature d’accord ou ouverture économique, la priorité reste la restauration d’une paix durable et le respect de la souveraineté nationale. Kinshasa temporise ainsi face au Rwanda, soulignant que stabilité et sécurité sont les conditions indispensables à une intégration régionale réussie.

Le gouvernement congolais reste clair : la paix est la condition sine qua non de toute coopération économique régionale. C’est le message qu’a tenu à rappeler Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, lors d’un briefing presse à Kinshasa, sous le thème « Cohérence stratégique de la RDC dans le Processus de Washington : la paix comme préalable à l’intégration économique régionale ».

Selon le porte-parole du Gouvernement Congolais, cette ligne diplomatique s’inscrit dans une logique de cohérence et de fermeté, plaçant la stabilité et la souveraineté du pays au cœur de toute démarche régionale ou multilatérale.

Patrick Muyaya a également souligné les récentes avancées diplomatiques de la RDC, notamment la participation du président Félix-Antoine Tshisekedi à la dernière Assemblée générale des Nations Unies à New York, où la RDC a été élue membre non permanent du Conseil de sécurité. « La ministre des Affaires étrangères a même eu l’honneur de présider l’une des séances », a-t-il précisé, saluant ainsi la reconnaissance du rôle international croissant de Kinshasa.

Il a rappelé l’appel fort du président Felix-Antoine Tshisekedi, lancé le 23 septembre à la tribune onusienne, en faveur de la reconnaissance du génocide des Congolais dans l’est du pays.

Sur le plan régional, la RDC a choisi la prudence. Malgré plusieurs jours de négociations entre experts à Washington sous médiation américaine, le gouvernement congolais a refusé de signer l’accord sur le cadre d’intégration économique régionale avec le Rwanda.

« On ne peut parler d’économie ni d’intégration tant que la paix n’est pas rétablie. La stabilité et la souveraineté nationale demeurent nos priorités », a insisté Patrick Muyaya.

Il a rappelé que, tout comme l’accord de Washington avait été précédé d’une déclaration de principes, le projet d’intégration régionale repose lui aussi sur un cadre où la paix figure en tête des priorités.

Près de quatre mois après la signature de l’accord initial, Kinshasa estime que la situation sur le terrain ne permet pas encore d’enclencher la phase économique. Le gouvernement campe donc sur sa position : la paix reste le point de départ de toute coopération régionale durable.

Prince Muelela

By PR

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