Crise institutionnelle ou retour à la normale ? L’Assemblée provinciale du Kongo-Central vient de vivre un tournant majeur dans la saga des pétitions qui secouaient son bureau depuis plusieurs semaines. Le rapporteur, le président puis le vice-président de l’institution ont successivement déposé leurs lettres de démission, cédant ainsi à la pression politique et parlementaire exercée par les élus pétitionnaires.
Ces départs en chaîne interviennent après une série de revendications internes mettant en cause la gestion du bureau sortant. Les pétitionnaires, très déterminés, avaient accusé les responsables démissionnaires de plusieurs manquements dans la conduite des affaires de l’Assemblée, allant de la gouvernance interne à la gestion administrative et financière.
Avec ces trois démissions, le bureau d’âge structure provisoire mise en place pour examiner les pétitions et assurer la continuité institutionnelle se retrouve sans dossiers pendants à traiter. Sa mission s’oriente désormais vers une seule étape décisive : l’organisation des élections du bureau définitif.
Selon les sources internes à l’hémicycle de Matadi, les préparatifs de ces élections devraient débuter dans les tout prochains jours. Plusieurs noms circulent déjà dans les couloirs de l’Assemblée pour occuper les postes stratégiques laissés vacants, signe que la bataille politique pour le contrôle du bureau s’annonce âpre.
Dans l’attente de ce renouvellement, les observateurs espèrent que cette recomposition institutionnelle permettra à l’Assemblée provinciale du Kongo-Central de retrouver sa stabilité et de se recentrer sur ses missions principales : le contrôle de l’exécutif provincial et la relance des activités législatives au service de la population.
✍️Michel Kasanga