jeu. Jan 22nd, 2026

Le duel verbal entre l’Union Sacrée de la Nation (USN) et le Front Commun pour le Congo (FCC) a pris une nouvelle tournure. Dans un communiqué au vitriol, l’USN a renvoyé le camp pro-Kabila à son passé, l’accusant d’être une « plateforme sur papier », un fantôme politique incapable d’apporter des solutions aux crises du pays. Résultat : une réponse cinglante où l’arme principale est le mépris.

Selon l’USN, le FCC n’est plus qu’une formation fantôme qui survit à travers des communiqués et des déclarations creuses. Autrement dit : une voix du passé qui tente désespérément de s’inviter dans le présent. « Une structure incapable d’apporter des solutions aux crises qu’elle crée elle-même », fustige le camp présidentiel, qui ne voit plus dans le FCC qu’un vestige d’un règne honni.

La contradiction est saisissante : ceux qui ont gouverné le pays dans le désordre, les assassinats, les pillages et les violations des droits humains veulent aujourd’hui donner des leçons de démocratie et de bonne gouvernance. Pour l’USN, la mascarade est intenable. Son président est « démocratiquement élu » et ne saurait recevoir de leçons de ceux qui ont été balayés par les urnes et par l’histoire.

Le nœud de la colère du FCC reste l’arrêt de la Haute Cour militaire condamnant Joseph Kabila, leur « autorité morale ». Mais là encore, l’USN tranche sans détour : la justice a parlé, et celui qui se dit victime n’a qu’à aller se défendre devant la Cour. Pas besoin de transformer un jugement en théâtre politique à coups de communiqués.

Dans un exercice d’ironie grinçante, l’Union Sacrée s’est dite prête à « aider » le FCC à sortir de sa crise interne. Une main tendue ? Pas vraiment. Plutôt une gifle enveloppée dans du velours. Car derrière cette phrase se cache un message limpide : le FCC est fini, incapable de se relever sans assistance, réduit à survivre dans les marges.

Prince Muelela

By PR

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