L’Assemblée nationale a connu une journée agitée ce jeudi. Le personnel administratif de la Chambre basse a manifesté pour exiger la satisfaction de ses droits sociaux, perturbant ainsi le déroulement normal de la plénière consacrée à l’examen et à l’adoption du calendrier des travaux de la session ordinaire de septembre, ouverte depuis le 15 septembre.
Les agents revendiquent notamment l’ajustement de leur enveloppe salariale et la prise en charge d’un ensemble d’avantages sociaux : frais scolaires de leurs enfants, indemnités de logement et de transport, gratification du 13ᵉ mois, allocation vestimentaire, soins de santé pour leurs familles ainsi que les frais funéraires.
Leur mouvement a retardé le début de la plénière, plusieurs services internes ayant été bloqués et les listes de présence non établies.
Face à cette pression, le bureau de l’Assemblée nationale s’est engagé à examiner les revendications et à y répondre « dans les prochains jours », sans donner de calendrier précis. Une promesse qui n’a pas totalement apaisé les agents, lesquels menacent de maintenir la pression si leurs demandes ne sont pas rapidement satisfaites.
Cette situation met en lumière les tensions sociales qui traversent même les institutions du pays et pourrait, si elle perdure, impacter le bon déroulement du calendrier parlementaire.