jeu. Jan 22nd, 2026

La Haute Cour militaire de Kinshasa a prononcé la peine de mort contre l’ancien président Joseph Kabila, un verdict qui fait déjà polémique en République démocratique du Congo. La Chaire congolaise des droits de l’homme (CCDH) dénonce une décision qu’elle qualifie de « vengeance judiciaire », pointant un manque flagrant de respect des droits de la défense.

Pour Eloi Lubilansam, coordonnateur de la CCDH, cette condamnation jette une ombre supplémentaire sur un système judiciaire fragilisé par des pratiques sélectives et une instrumentalisation politique. « La justice ne peut devenir ni un outil de représailles ni un bras politique », insiste-t-il.

La CCDH rappelle que Joseph Kabila, comme tout citoyen, doit bénéficier d’une défense équitable, de la présomption d’innocence et d’un juge impartial. Selon l’organisation, ce verdict risque d’accentuer la méfiance des Congolais envers leurs institutions judiciaires et de fragiliser davantage la stabilité démocratique du pays.

Au-delà de la sanction, c’est un débat brûlant sur l’indépendance de la justice et l’impartialité des tribunaux qui se profile, mettant la lumière sur les enjeux cruciaux de la démocratie congolaise.

Pyramideactu.

By PR

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