jeu. Jan 22nd, 2026

La Haute Cour militaire de Kinshasa doit rendre, ce mardi 30 septembre, son verdict dans le procès de l’ancien président de la République, Joseph Kabila Kabange. Jamais auparavant un ex-chef de l’État congolais n’avait été poursuivi pour des accusations aussi graves, allant de la trahison aux crimes de guerre.

L’audience de jugement, initialement prévue le 12 septembre, avait été reportée à la suite d’une requête des parties civiles, notamment l’État congolais et les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, qui demandaient la réouverture des débats. Cette décision avait été validée par le premier président de la Haute Cour militaire, Joseph Mutombo, relançant un procès suivi de près par l’opinion.

Joseph Kabila est poursuivi pour huit chefs d’accusation : trahison, participation à un mouvement insurrectionnel, crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, homicide intentionnel, viol, torture, déportation et apologie de crimes. Le parquet l’accuse d’avoir joué un rôle central dans les exactions commises par l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et le M23 dans l’Est, notamment lors de l’occupation de Goma en janvier 2025.

Le procureur général Lucien René Likulia a requis la peine capitale, en plus de peines de 20 ans pour apologie de crimes de guerre et 15 ans pour complot. Il a aussi demandé l’arrestation immédiate de l’accusé et le séquestre de ses biens. Les parties civiles réclament, quant à elles, 24 milliards de dollars de dommages et intérêts.

Jugé par défaut, l’ancien président n’a pas comparu. Ses partisans dénoncent un procès politique, tandis que ses accusateurs y voient une étape décisive pour la justice congolaise.

By PR

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