Le trafic routier est paralysé depuis mercredi 17 septembre dans la province du Tanganyika, après l’effondrement du pont Lwizi qui enjambe la rivière du même nom. Cet ouvrage constituait un axe vital reliant les territoires de Nyunzu et Kabalo.
Selon des témoins, le pont s’est écroulé lors du passage d’un camion lourdement chargé de marchandises. Le véhicule a basculé dans la rivière, endommageant gravement la structure déjà fragilisée.
L’administrateur du territoire de Kabalo, Prince Sengo, a exprimé sa vive inquiétude. « Cet effondrement risque d’entraîner l’enclavement total de notre territoire », a-t-il déclaré, redoutant de lourdes conséquences pour la population locale.
La rupture de ce lien routier compromet l’approvisionnement en denrées alimentaires, produits manufacturés et matériaux de première nécessité. Les commerçants craignent une flambée des prix sur les marchés, alors que plusieurs localités dépendent des échanges commerciaux avec Nyunzu.
Le secteur agricole, déjà confronté à des difficultés d’écoulement, risque d’être particulièrement touché. Sans voie d’accès, les producteurs de Kabalo pourraient se retrouver dans l’incapacité d’acheminer leurs récoltes vers les centres de consommation.
Au-delà de l’économie, l’effondrement du pont menace aussi la mobilité des populations. Les malades, les élèves et les fonctionnaires en mission auront désormais de grandes difficultés à se déplacer. L’isolement pourrait également retarder l’intervention des services publics, notamment en matière de santé et de sécurité.
En attendant une solution d’urgence, les habitants de Kabalo et de Nyunzu s’organisent tant bien que mal pour maintenir une traversée artisanale de la rivière, mais celle-ci reste dangereuse et insuffisante pour répondre aux besoins d’une population nombreuse.
Les autorités provinciales sont appelées à réagir rapidement afin d’éviter une crise humanitaire et économique dans cette partie du Tanganyika.
Prince Muelela