Chère Mwalimu,
Il y a des vies qui traversent le temps comme des rivières silencieuses, discrètes mais profondes, et qui finissent par nourrir des générations entières. La tienne en fait partie.
Aujourd’hui, alors que tes pas se sont tus, nos cœurs, eux, résonnent encore du bruit de ton amour, de ta sagesse et de ta douceur.
Tu es née un 26 Mai 1940, à Kisangani, dans une ville qui t’a vue grandir, t’accomplir et t’offrir à ta communauté. L’éducation était ton arme la plus puissante, ton langage universel, ta mission sacrée.
À l’École Marie Franciscaine, tu n’as pas seulement enseigné des leçons, tu as formé des âmes, bâti des rêves et semé l’espérance. Pour cela, on t’appelait “Mwalimu”, “l’enseignante”, mais pour beaucoup, tu étais bien plus. Tu étais une lumière.
Ton engagement dépassait la salle de classe. Tu as servi au Parlement comme intendant, là où ton sérieux, ton intégrité et ton dévouement ont marqué tous ceux qui t’ont croisée. Partout où tu passais, tu laissais une empreinte d’humilité et de respect.

Mais ce qu’on retient le plus de toi, Mwalimu Élisabeth ISONGO SAFUNIA, ce n’est pas seulement ton parcours, mais ton cœur.
Tu étais une mère aimante, une grand-mère attentionnée, une sage conseillère. De tes enfants, jusqu’à tes petits-enfants et tes arrière-petits-enfants, tu as transmis l’essentiel, l’amour, la foi et la dignité.
Mémé, aujourd’hui, ta chaise est vide, mais ton héritage, lui, est immense.
Tes gestes, tes paroles, tes sourires continuent de vivre en nous. Dans chaque réussite de tes enfants, dans chaque éclat de rire de tes petits-enfants, dans chaque prière qui monte au ciel, tu es là.
Mwalimu, tu nous quittes, mais tu ne pars pas vraiment. Tu restes dans nos mémoires, dans nos cœurs et dans nos vies. Et tant que nous continuerons à transmettre tes valeurs, tu ne mourras jamais.

Merci pour tout, Mwalimu.
Merci pour ton amour, ta patience, ton dévouement.
Merci pour les leçons de vie que tu as laissées en héritage.
Repose en paix.
Ta lumière nous accompagne pour toujours.
De la part de Prince Meji Muelela, celui que tu appelait affectueusement ton Chéri