Le Parti politique Conscience Nationale (CONA), par la voix de son président national Matthieu Luboya, a vivement réagi aux massacres perpétrés le dimanche 27 juillet 2025 dans une église catholique de Komanda, en Ituri. L’attaque, attribuée aux rebelles ADF/NALU, a une nouvelle fois plongé la région dans l’horreur.
Dans un communiqué officiel, la CONA dénonce la persistance de l’insécurité malgré l’état de siège instauré depuis mai 2021 dans les provinces de l’Est. « La paix et la sécurité de la population demeurent des chimères », déplore le texte, accusant les autorités de se limiter à des déclarations sans effet tangible sur le terrain.
Matthieu Luboya interpelle avec insistance les autorités politiques, administratives et militaires, mais s’adresse surtout au chef de l’État. Il rappelle que la Constitution, en son article 69, confère au président de la République la responsabilité de protéger la population et de garantir la sécurité nationale. Pour lui, cette obligation doit être respectée dans les faits, pas seulement dans les discours.
La CONA dénonce « une inefficacité persistante » face à la souffrance des populations de l’Ituri et du Nord-Kivu. Elle estime que l’heure n’est plus aux vœux pieux, mais à des actions urgentes, concrètes et efficaces pour mettre fin à la terreur imposée par les groupes armés.
Le parti souligne également l’urgence d’un dialogue national inclusif entre Congolais, afin de traiter en profondeur les causes de l’insécurité. Matthieu Luboya rappelle que, malgré les accords de Washington et de Doha, seuls des engagements partiels ont été respectés. À ce jour, plus de 262 groupes armés sont recensés, et un seul – le M23/AFC – est formellement concerné par le processus de Doha.
Pour la CONA, il est temps de réunir toutes les parties prenantes pour sortir de l’impasse sécuritaire et rétablir une paix durable. La souffrance des populations de l’Est ne saurait attendre davantage.
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Prince Muelela