jeu. Jan 22nd, 2026

La situation judiciaire de l’ancien président Joseph Kabila a franchi un tournant décisif le vendredi 25 juillet 2025. Lors d’une audience très attendue, le ministère public a requis que le prévenu soit jugé par défaut, en raison de son absence persistante aux convocations de la justice militaire. Une demande que la Haute Cour militaire a formellement retenue, ouvrant ainsi la voie à un procès historique.

L’ex-chef de l’État, qui a dirigé la République démocratique du Congo de 2001 à 2019, fait l’objet d’un impressionnant faisceau de charges. Selon l’acte d’accusation, Joseph Kabila est poursuivi notamment pour :

Participation à un mouvement insurrectionnel

Crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité

Homicide intentionnel par armes à feu

Trahison et apologie de faits criminels

Viol, torture, déportation

Occupation militaire illégale de la ville de Goma

Des accusations d’une gravité extrême, qui renvoient à certaines des pages les plus sombres de l’histoire récente du pays. La justice militaire soupçonne l’ancien président d’avoir soutenu ou orchestré des actions armées ayant mis en péril la sécurité nationale et violé les droits fondamentaux des populations civiles, notamment dans l’Est du pays.

L’acceptation du jugement par défaut signifie que le procès pourra se dérouler en l’absence de l’accusé, si ce dernier ne se présente pas. Une procédure rare, mais permise en droit congolais lorsque le prévenu est considéré comme en fuite ou se soustrait à la justice.

Du côté de la défense, aucune réaction officielle n’a été enregistrée jusqu’à présent. Mais dans les milieux proches de l’ancien président, on parle de « procès politique » et d’« acharnement judiciaire ».

Ce développement marque un tournant sans précédent dans la vie politique congolaise. Jamais auparavant un ancien chef d’État n’avait été aussi directement confronté à la justice pour des faits aussi lourds. Reste à savoir quelles suites ce procès prendra et quel impact il pourrait avoir sur les équilibres politiques actuels, alors que le pays entre dans une période de haute tension institutionnelle.

Pyramideactu

By PR

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