jeu. Jan 22nd, 2026

En République démocratique du Congo, la coalition d’opposition LAMUKA s’est exprimée sur la signature de la déclaration de principes entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle M23, intervenue le 19 juillet à Doha, au Qatar.

Dans un communiqué publié ce 21 juillet, la plateforme politique dirigée par Martin Fayulu prend acte de cette avancée, qu’elle qualifie d’« importante », tout en appelant à la prudence. LAMUKA souligne que la paix véritable ne pourra être atteinte sans garanties concrètes, notamment sur les volets sécuritaire, judiciaire et politique.

Soutien à l’initiative, mais exigence de résultats

La coalition remercie les autorités qataries et américaines pour leur implication dans ce processus de médiation, mais insiste sur la mise en œuvre complète de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée en 2023.

Elle appelle en particulier au retrait immédiat des rebelles du M23 des localités qu’ils occupent, notamment Goma, Bukavu et d’autres zones sous leur contrôle. « Ce retrait ne doit pas être entravé », souligne le communiqué.

LAMUKA exige également le départ sans condition des troupes rwandaises du territoire congolais, estimant que leur présence constitue une atteinte grave à la souveraineté nationale.

Justice pour les victimes des violences

Autre point mis en avant par l’opposition : la nécessité de justice pour les crimes commis dans l’Est du pays. La coalition appelle à l’ouverture de poursuites judiciaires contre les responsables, affirmant que « la paix ne peut se construire sans vérité ni réparation ».

Un dialogue national sous supervision religieuse et régionale

Enfin, LAMUKA plaide pour un dialogue politique inclusif, placé sous la médiation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC), avec l’appui de l’Union africaine.

Ce dialogue, selon la coalition, devrait rassembler l’ensemble des forces vives de la nation – politiques, sociales et religieuses – pour jeter les bases d’un processus de réconciliation et de reconstruction nationale.

L’accord signé à Doha entre Kinshasa et l’AFC-M23 prévoit un cessez-le-feu permanent, la libération des prisonniers, la restauration de l’autorité de l’État et le retour des personnes déplacées. Si cette déclaration de principes est considérée comme un pas vers l’apaisement, son application reste incertaine, dans un contexte toujours marqué par l’insécurité à l’Est et la méfiance entre les parties.

Rédaction

By PR

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *